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Partir sur le chemin de Compostelle

  • Photo du rédacteur: Céline Rousseau
    Céline Rousseau
  • 13 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Il était une fois juin 2021. Je traversais un vide intérieur, une de ces périodes où plus rien ne semble avoir de sens. Divorcée depuis quelques mois après presque vingt ans de vie commune, épuisée par un métier autrefois passionnant mais dans lequel je ne me reconnaissais plus, j’étais à bout de souffle, en pleine transition, perdue entre ce que j’étais et ce que je voulais devenir.

Et puis, un jour, une amie m’annonce : "Je vais partir marcher sur le chemin de Compostelle."

À cet instant, une lumière s’est allumée en moi. Sans trop réfléchir, j’ai senti que c’était mon tour.

Un mois plus tard, me voilà sur le chemin pour la première fois, avec mon sac sur le dos, mon poids sur le cœur, et dix jours de marche devant moi.

Ce voyage a été bien plus qu’une randonnée : ce fût une traversée intérieure. Pas à pas, j’ai laissé derrière moi la fatigue, la confusion, la douleur. Je me suis sentie peu à peu nettoyée, allégée, réconciliée. À mon retour, les idées étaient plus claires, la confiance revenue, et un optimisme nouveau m’a donné l’élan pour continuer ma route – celle de ma vie.

Cette expérience a été tellement riche, transformante et vivante que j’ai envie de la partager avec vous, à travers quatre raisons qui, je l’espère, vous donneront envie, vous aussi, d’écouter l’appel du chemin.


  • Revenir à l’essentiel

Partir, c’est apprendre à se délester. Au début, on veut tout emporter : des vêtements “au cas où”, des livres, des gadgets. Puis très vite, on comprend : ton sac c’est le poids que tu veux porter. Et cette leçon s’applique à tout — au sac, mais aussi à la tête et au cœur.Sur le chemin, on n’a besoin de presque rien, juste de l’essentiel.

  • Le chemin comme miroir intérieur

Je crois que ce qui attire le plus sur Compostelle, ce n’est pas la destination, mais ce qu’on espère trouver en soi. Marcher des heures dans la nature, ouvre un espace de silence rare.Les pensées se déposent, les priorités se redessinent. Il y a des moments de doute, des larmes parfois, mais aussi une paix qu’on ne trouve nulle part ailleurs.Le chemin ne résout pas tout, mais il révèle beaucoup.

  • Les rencontres : le cœur du chemin

On part seul, mais on n’est jamais vraiment seul. Les rencontres deviennent le fil invisible du voyage et parfois d’une histoire qui résonne avec la nôtre.

Séjour sur le chemin de Compostelle
  • En route vers soi-même

Au fond, je crois que Compostelle, ce n’est pas seulement une marche vers Santiago. C’est une marche vers soi, vers plus de simplicité, de gratitude, de vérité. Quand on rentre, on ne revient pas tout à fait le même. On garde dans le cœur le rythme du pas, la lumière du matin, et cette petite voix intérieure qui murmure :

“Continue à marcher, même quand tu ne sais plus vers où aller."

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