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Et si notre souffrance venait moins de ce qui nous arrive que de notre résistance au changement ?

Photo du rédacteur: Céline Rousseau
Céline Rousseau
28 août
2 min de lecture

Il y a des situations dont nous voulons guérir. Seulement parfois, ce qui nous empêche de guérir n’est pas la blessure elle-même… mais notre résistance au changement reposant sur le besoin de la réparer comme nous l’avons décidé. En résistant. 𝐉’𝐚𝐢 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐱𝐚𝐜𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐥𝐚.


J’ai volontairement ignoré ce que je n’étais pas encore prête à laisser. Parce que vraiment regarder signifiait renoncer à certaines illusions construites autour de mes blessures. Celles qui influençaient mes choix, mes attentes et ma manière d’interpréter ce que je vivais.


𝐏𝐮𝐢𝐬 𝐣’𝐚𝐢 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞́ 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐮 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.

Et lorsque mes ombres ont commencé à être éclairées, j’ai compris quelque chose d’essentiel : 𝒍𝒂 𝒓é𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒎𝒆𝒔 𝒃𝒍𝒆𝒔𝒔𝒖𝒓𝒆𝒔 𝒏𝒆 𝒔𝒆 𝒇𝒆𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒋𝒆 𝒍’𝒂𝒗𝒂𝒊𝒔 𝒊𝒎𝒂𝒈𝒊𝒏𝒆́é.

Pas selon le scénario auquel je m’accrochais parce qu’il me rassurait.

J’ai alors pris conscience d’une autre forme de souffrance : celle que je m’imposais en résistant, parce que mon égo était blessé et voulait, lui aussi, obtenir réparation.

Jusqu’au jour où j’ai cessé de lutter.

J’ai accepté de ne plus chercher à sauver ce qui ne pouvait peut-être pas l’être.

Je me suis résolue à lâcher certaines attentes, à renoncer à certains projets pourtant chers à mon coeur, pour laisser certaines choses être ce qu’elles étaient, plutôt que de continuer à leur demander de devenir ce dont j’avais besoin.

Et surtout, j’ai accepté une vérité inconfortable : certaines parts de ma vie étaient encore en mode survie.

Je croyais avoir tourné la page.

Pourtant, certaines parts de moi continuaient à se battre pour être reconnues, rassurées ou encore réparées.

Alors j’ai commencé à leur offrir autre chose.

Non plus la lutte. Mais l’écoute.

Non plus le contrôle. Mais la confiance.

Non plus la réparation à tout prix. Mais l’acceptation.

Et j’ai compris que l’acceptation n’est pas renoncer à soi.

𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐬𝐞 𝐛𝐚𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭, pour enfin pouvoir choisir ce qui vient après.


Parfois, guérir ne signifie pas réparer ce qui nous a blessés.

Parfois, guérir signifie accepter que certaines choses ne seront jamais comme nous l’avions espéré…

Et comprendre que notre liberté commence précisément là où nous cessons de vouloir les forcer à l’être.

Résistance au changement : à l'origine d'une souffrance ?
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