Un mal pour un bien…et si on pouvait choisir autrement ?
Dernière mise à jour : 4 oct.
"C'est un mal pour un bien"…
Vous avez certainement entendu cette expression au moins une fois dans votre vie,
vous l'avez peut-être même utilisé ?
Elle me fait d'ailleurs penser à cette autre expression, assez courante : « c’est comme ça ».
Il y a dans ces deux expressions un petit côté fataliste, vous ne trouvez-pas ?
Alors oui, il est nécessaire d’accepter ce que l’on ne peut pas changer.
Et oui, certaines expériences difficiles peuvent, avec le temps, nous amener vers quelque chose de meilleur. Mais je crois qu’il y a une nuance qui a son importance.
Oui, parfois, "c’est comme ça" car on ne peut rien faire de plus.
Oui, c'est "un mal pour un bien", peut-être, certainement, on l'espère ...!
Comme si cette phrase permettait de rendre la situation un peu plus acceptable et l'inconfort associé plus supportable.
J’ai vécu des relations professionnelles tant que personnelles qui demandaient à s'arrêter.
Je me souviens de cette sensation particulière, de la perte de repères, de la nostalgie des bons moments, tout en essayant de donner du sens à cette épreuve. Alors je me disais : « c’est un mal pour un bien ».
Mais en réalité, c'est quoi le "bien" après le "mal" ?
Je crois que le "bien" au final se trouve dans ce que les situations nous apprennent.
Parce que nos choix relationnels, professionnels parlent avant tout de nous.
Ils peuvent nous montrer les endroits où nous nous sommes adaptés, où nous avons accepté certaines choses, où nous avons peut-être mis de côté une partie de nous pour que continuer.
Et c’est là que quelque chose a changé dans ma façon de regarder mes propres expériences.
Je n’ai plus tellement envie de me dire que le mal était nécessaire pour obtenir le bien.
J’ai davantage envie de me demander : comment je peux choisir différemment aujourd’hui pour que dorénavant je n'ai plus à vivre des expériences dont la conclusion sera "c'était un mal pour un bien" ?
Voilà ma petite boussole pour les prochaines fois.
Parce qu'à 45 ans, je me connais mieux . Que certaines limites sont devenues plus claires et que certaines parts de moi ont aujourd’hui davantage leur place.
Juste apprendre même avec l'inconfort, à ne plus mettre de côté une part de soi pour faire fonctionner une relation, un job ou pour être reconnue par validation...
Aujourd’hui, je me dis que je peux choisir de remplacer dans ma vie : « un mal pour un bien » par vivre des expériences qui sont "un bien pour un bien".





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